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Le zona est une dermatose virale fréquente due au même virus que la varicelle, le varicella zoster virus qui appartient à la famille des virus herpès. Il s'agit d'une réactivation du virus survenant plusieurs années après avoir contracté la varicelle. Le risque augmente avec l'âge : 95 % des adultes sont porteurs du virus et environ un sur quatre développera un zona, essentiellement après 60 ans (50 % des personnes qui vivent jusqu'à 85 ans en ont souffert au moins une fois).

Zona intercostal : histoire de la maladie

Après avoir contracté la varicelle, le virus ne disparaît pas complètement de l'organisme et va se loger et s'endormir au niveau des ganglions nerveux.

Lors d'une baisse de l'immunité liée à un stress, de la fatigue, l'âge, une exposition à des toxiques (pesticides ou médicaments anticancéreux par exemple) ou une pathologie affaiblissant le système immunitaire, le virus se réveille. Cependant, au lieu de migrer par voie sanguine, il utilise les voies nerveuses pour se déplacer jusqu'à la peau ou les muqueuses qu'il attaque.

Il provoque alors une éruption caractéristique de la varicelle qui se limite à la zone de parcours du nerf ou des nerfs touchés. Comme la varicelle, le zona évolue par poussées.

Les différentes formes du zona

Il existe trois formes principales de zona :

  • le zona intercostal, de loin le plus fréquent ;
  • le zona ophtalmique ;
  • le zona otitique (qui correspond au nerf facial).

Les régions abdominales, lombaires, pelviennes et cervicales sont aussi souvent touchées.

A contrario de la varicelle qui se caractérise par un prurit (démangeaisons), le zona provoque des douleurs très importantes à type de brûlures, lesquelles peuvent être invalidantes et persister même après la guérison. On parle de douleurs post-zostériennes.

Cette pathologie est peu contagieuse dès l'instant où il n'y a pas de contact avec le liquide contenu dans les vésicules. En cas de contagion, la personne développera la varicelle. Il est tout de même préférable de ne pas être en contact au moment de la contagion avec des personnes âgées ou immunodéprimées ainsi que les femmes enceintes.

Complications du zona intercostal

Dans la majorité des cas les zones atteintes par le zona guérissent spontanément. Cependant il existe un risque de récidive sachant que l'organisme ne pourra pas s'immuniser contre de nouvelles attaques.

Complications de la phase aiguë

Il s'agit de :

  • douleurs intenses ;
  • atteintes cutanées pouvant évoluer dans les cas graves vers de la nécrose (mort tissulaire) ;
  • surinfection cutanée ;
  • extension à d'autres zones chez les immunodéprimés.

À long terme, ses complications sont :

  • les douleurs post-zostériennes persistantes ;
  • les cicatrices, une dépigmentation cutanée.

Traitement du zona intercostal

Il faudra initier le traitement le plus rapidement possible afin d'éviter les effets secondaires (complications).

Il est le plus souvent symptomatique avec des soins cutanés (nettoyage de la peau à l'eau et au savon puis application d'un antiseptique cutané pour éviter la surinfection).

Pour juguler la douleur, des antalgiques peuvent être prescrits. Selon l'intensité de la douleur, des antalgiques simples tel le paracétamol peuvent être prescrits mais en cas de douleurs intenses, le médecin peut aller jusqu'à prescrire des antalgiques beaucoup plus puissants agissant sur les voies nerveuses.

La prise d'un antiviral n'est pas systématique avant 50 ans mais peut être prescrite en cas de zona important ou de douleurs intenses.

Après 50 ans, compte tenu du risque plus important de douleurs post-zostériennes, le traitement antiviral est systématique avec l'utilisation de valaciclovir ou famciclovir par voie orale durant 7 jours au minimum (parfois deux semaines).

Dans le cas d'une personne immunodéprimée, le traitement antiviral par aciclovir sera systématique et se fera même par voie intraveineuse durant 7 jours.

Traitement alternatif en complément du traitement médicamenteux

Un miel de qualité (miel de Manuka, par exemple) additionné de quelques gouttes de propolis fonctionne très bien en application sur la zone affectée.

Vous pouvez aussi recourir à des huiles essentielles antivirales telles que l’huile de niaouli et l’huile de ravintsara à combiner à une huile antidouleur, telle que la menthe poivrée. Mélangées dans de l'huile végétale de calendula elles sont à appliquer plusieurs fois par jour.

Par ailleurs, pour favoriser la rémission naturellement, vous pouvez aussi soutenir le système immunitaire :

  • Mangez des aliments riches en vitamine B et en zinc (bœuf bio, œufs, poulet…).
  • Faites le plein de vitamine C (n'hésitez pas à en prendre plusieurs grammes par jour sous forme de complément alimentaire).
  • Augmentez votre consommation d’ail et d’oignons (qui exercent une action antivirale).
  • Évitez les excès de table, notamment le sucre sous toutes ses formes et les aliments frits.

Prévention du zona intercostal

Le vaccin Zostavax® a obtenu le 19 mai 2006 une autorisation de mise sur le marché européen pour la prévention du zona et des douleurs post-zostériennes chez la personne âgée de 50 ans et plus. Cependant ce vaccin n'offre pas une complète satisfaction (seulement 50 % d'efficacité). C'est pourquoi la vaccination n'est préconisée que chez les sujets âgés de 65 à 74 ans avec un schéma vaccinal à une dose.

Ce vaccin (qui coûte 122 € hors frais d'administration par un professionnel) ne peut être administré aux personnes présentant une immunodéficience due à une maladie ou un traitement.

Mais vous pouvez aussi prévenir naturellement le zona en ayant une bonne hygiène de vie :

  • alimentation équilibrée ;
  • gestion du stress ;
  • sommeil de qualité ;
  • activité physique régulière.

Évitez également les carences en vitamines C, D et E ainsi qu'en zinc et en sélénium (essentiels au système immunitaire).

Enfin, ne négligez pas de prendre soin de vos intestins (pourquoi pas avec des probiotiques) puisqu'il s'agit d'un point essentiel de l’immunité.