comment poser le bon diagnostic: psoriasis ou dyshidrose?

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Question posée le 05/01/2017 par KPAPY17

Bonjour, je souffre depuis le mois d'Aout d'une infection du gros orteil autour de l'ongle et malgré la multitude de médecins et spécialistes que j'ai vu, aucun diagnostic précis n'a été posé: on m'a parlé d'ongle incarné et j'ai failli me faire opérer, heureusement que non car depuis il m'a été confirmé que ce n'en était pas un. Après deux récidives qui se traduisent par du pus sur le bord latéral de l'ongle (une fois à droite, une fois à gauche) et un petit amas de vésicules blanches sous la peau au bout de l'orteil (très douloureux) qui se rejoignent pour ensuite former une petite croute marron sous la peau qui finit par tomber, on me parle aujourd'hui de psoriasis ou dyshidrose... On m'a aussi parlé de paronychie chronique. Un prélèvement de pus a été fait et les résultats sont négatifs... Chaque récidive est liée à un énorme coup de stress et une anxiété de plus en plus profonde car je ne me sens pas prise au sérieux ni écoutée. Le dernier dermatologue m'a parlé de biopsie et de "mettre à plat la tablette unguéale" or je suis psychologiquement incapable de subir cela d'autant plus que c'est sans garantie de résultats et les suites de l'intervention très douloureuses. Cette situation me déprime profondément. Entre chaque poussée mon orteil reste inflammatoire et sensible (je ne peux plus porter de chaussures fermées). J'ai actuellement comme traitement une application de Diprolène le soir (or j'ai déjà eu ce traitement et au bout de trois semaines d'application j'ai fait une nouvelle poussée)... Qu'en pensez-vous et vers qui puis-je me tourner en toute confiance?

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Réponse envoyée le 07/01/2017 par Cabinet médical / Tunisie

Dr Anouar Jarraya psychiatre psychothérapeute Tunis Bjr Mme
Vous ne dites rien de votre contexte de vie qui est ici comme ailleurs une donnée fondamentale vous semblez faire votre la boutade du biochimiste américain qui avait dit il y a plus de quarante ans: "la vie? C'est des acides aminés qui en étudient d'autres (acides aminés)" autrement dit aucune place pour le psychologique, l'émotionnel ni le stress-or à la même période de grands noms de la dermato parisienne estimaient que trente à quarante pour cent des problèmes dermatolo-giques incluent au moins partiellement des facteurs psychologiques c'est net pour des problèmes comme le psoriasis, l'eczéma;l'alopécie
il faudrait tout simplement associer un complément psychothérapique
au traitement dermato en parallèle-En institution d'enfants où j'assu-rais mon rôle de psy, mon confrère pédo dermato qui soignait les mains ulcérées de deux frères (antibiotiques et antiseptiques éosine rouge ou violet de gentiane ou verts les mains des deux enfants (huit ans et dix ans) changeaient fréquemment de couleur, et quinze jours après les avoir pris en charge chez moi, infection et pus avaient disparu-le con-frère agréablement surpris m'a demandé "ma recette" et je lui avais répondu que j'avais fait mon travail ordinaire:il est vrai que les deux frères, précocement orphelins de mère étaient terriblement anxieux et avaient perçu mon écoute comme une grosse manifestation d'intérêt; un soutien affectif inespéré face à une marâtre très négativement per-çue et un père quasiment absent face à une lourde charge de stress c'est un exemple entre mille
Conclusion ne jamais négliger la dimension affectivo émotionnelle devant un problème dermatologique
Je demeure à votre écoute
Courtoisement

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